IA : Les infrastructures de la Donnée

Une sous-discipline du Machine Learning l’IA se nourrit d’énormément de données pour être efficace : le DeepLearning. Et c’est ce qui va introduire de nouvelles infrastructure : les datacenters et les supercalculateurs.

DeepLearning

Dans le Machine Learning, une sous-discipline existe : le deep-learning ou l’apprentissage profond. Derrière ce terme se cache « simplement » un système informatisé dont le fonctionnement est calqué sur une architecture de type « réseau de neurone ».

Derrière le DeepLearning se cachent en effet ces Réseau de Neurones Artificiels. Et une avancée majeur opérée ces dernières décénies est la mise en place de Réseaux de Neurones (artificiels, toujours) Convolutifs (ou Convolutionnal Neural Network, CNN).

La représentation schématique d’un réseau de neurone artificiels

Le sujet est vase et technique. Il s’agit toutefois de la sous-discipline la plus à même aujourd’hui de faire face aux enjeux actuels de l’IA : traiter de très nombreuses données, notamment des images et vidéos, pour entrainer une IA et obtenir les résultats les plus prometteurs.

Supercalculateur

Mais pour traiter ces nombreuses données il faut des machines puissantes. Et c’est ce à quoi les « Supercalculateurs » répondent. Le plus puissant d’Europe en Avril 2025 étant Jupiter, situé en Allemagne. Ce dernier est en effet capable d’atteindre une puissance de calcul de 70 ExaFLOP/s (70 milliard de milliard d’opérations par seconde).

 » Jupiter est le septième superordinateur européen, après Discoverer en Bulgarie, MeluXina au Luxembourg, Vega en Slovénie, Karolina en Tchéquie, Leonardo en Italie, Lumi en Finlande et Deucalion au Portugal. « 
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Ces derniers sont utilisés pour toutes les activités où la puissance informatique est requise (pour la recherche par exemple, mais aussi l’IA).

Prochain supercalculateur à lui succéder en Europe ? « Jules Vernes » construite à l’horizon 2026 au Très Grand Centre de Calcul (TGCC) du Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA), en Essonne. Lui aussi viendra élever la puissance de calcul, jusque là limitée au PetaFlop en France (via le supercalculateur Curie), au niveau exaflopique. Cocorico.

Datacenters

Et enfin les données doivent être stockées : images, videos et autres fichiers numériques prennent une place importante surtout quand il s’agit de l’entrainement d’une IA.

C’est pourquoi lors de l’AI Action Summit (Sommet pour l’Action de l’intelligence Artificiel) tenue en février 2025 en France a été annoncé un investissement de 30 milliards d’euros provenant des Emirat Arabes Unis pour la construction en France du plus grand campus IA hébergeant des datas centers d’Europe.

De même l’entreprise Mistral AI annonce la création de son propre Datacenter de plusieurs milliers de mètres carrés sur le plateau de Saclay, en Essonne, pour un investissement évalué à plusieurs milliards d’euros dans les années à venir.

Pour finir

Les domaines de l’IA sont larges. Tout d’abord technique : stockage de données, mathématique et donc algorithmique, Internet et cybersécurité… mais aussi éthique, touchant aux sujets de la vie privé et de la création artistique, en passant par une approche philosophique nous amenant à considérer la place d’humain dans tout cela. Mais il existe aussi un jeu écologique à prendre en compte.

Tout ces sujets font, aujourd’hui, de l’IA, un sujet fascinant mais aussi inquiétant qu’il ne faut pas oublier de remettre en perspective : c’est un outil de plus conçus par l’humain qu’il devra manipuler avec soin s’il ne veut pas se taper sur les doigts.

Sources

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